F.A.Q. fr.rec.photo - A -

A - Termes et notions de bases


A1 - Focale
Qu'est-ce que la focale ?
La focale est la distance entre le point nodal (ou le centre optique) et le foyer. Le foyer est un point fixe par lequel passent tous les rayons lumineux venant de l'infini. Un changement de focale effectue un changement de l'angle de champ (la taille de la portion de sphère) couvert par l'objectif.

Qu'est-ce qu'une focale dite "normale" ?
Est dite normale une focale dont l'angle de champ se "rapproche" de celui de l'oeil humain pour une vision à distance "normale" : approximativement 50°. Pour le 24x36, il s'agit donc de focales du type 40mm (56°) ou 50mm (46,8°).
La "formule magique" pour calculer la focale normale est de prendre la diagonale du format.
Pour un 24x36 : 43mm (commercialement arrondi à 50, mais existent de vrais 43 mm).
Pour du 6x6 : 84 mm (arrondi à 80).

Pourquoi dépend-elle de la taille de l'image produite ?
L'angle de champ et la diagonale du négatif sont reliés de la façon suivante: angleDeChamp = 2*atan (diagonaleImage / (2*focale) )

Qu'est-ce qu'un grand angle ?
Un grand angle est un objectif de focale inférieure à la focale normale. Dans le même espace, on aura plus de choses. Les perspectives ont une tendance à se déformer. Néanmoins si on recadre convenablement au centre de l'image, on aura la même image qu'avec un objectif de focale normale (aux problèmes de définition près).

Qu'est-ce qu'un téléobjectif ?
C'est un objectif de focale supérieure à la focale normale. Dans le même espace, on aura moins de choses. Les perspectives ont tendance à s'écraser. Néanmoins une photo au téléobjectif n'est jamais qu'un recadrage au centre d'une image prise avec une focale normale.

A2 - Ouverture
Qu'est-ce que l'ouverture ?
Les objectifs sont munis d'un diaphragme qui permet de faire passer plus ou moins de lumière. L'ouverture c'est la taille de l'ouverture du diaphragme.

Que signifient les chiffres f/2 f/16 ?
L'ouverture du diaphragme s'exprime en diamètre par rapport à la focale. Un objectif de 50mm ouvert à f/2 à un diamètre d'ouverture de 25mm. La quantité de lumière dépendant de la surface (le carré du rayon), pour faire passer deux fois moins de lumière, on divise le diamètre par 1,4 (racine de 2). On obtient ainsi la série d'ouvertures standard : 1 1,4 2 2,8 4 5,6 8 11 16 22 32 45 64.

Qu'est-ce qu'un objectif lumineux ?
Un objectif lumineux est un objectif laissant passer beaucoup de lumière. La notion de luminosité dépend de la focale : on trouve des 50mm ouverts à f/1, pour un grand angle f/2 commence à être bien, pour un télé f/2.8 est aussi très bon. Plus il y a de lumière, plus on pourra augmenter la vitesse, plus la mise au point sera aisée. Plus il passe de lumière plus la taille des lentilles est importante, et plus ils coûtent cher à fabriquer.

A3 - Profondeur de champ
Qu'est-ce que la profondeur de champ ?
La zone de netteté dans une scène vue avec un objectif est comprise entre deux plans. La profondeur de champ est la distance entre ces deux plans. Elle dépend de la précision avec la quelle on souhaite définir la netteté. (Elle dépend donc de la taille à partir de la quelle on considère qu'un point est flou - cercle de confusion - , taille qui dépend du rapport d'agrandissement et de la distance de vision). Le cercle de confusion est défini par zeiss et sinar comme c=1/1730 de la diagonale du format.
Edgar Bonet nous a concocté cette
page qui explique tout en détail (mise à jour : 07-2005). Merci à lui.

Pourquoi la profondeur de champ varie avec l'ouverture ?
Plus l'ouverture est fermée, plus les rayons lumineux forment un angle aigu, et plus le cercle formé sur la pellicule est petit, donc net.

Est-ce que la profondeur de champ est relative à la focale ?
Non. Étant donnés une ouverture et un cadrage constant (donc un point de vue variable), quelque soit la focale, la pdc sera identique. Par contre étant donnés une ouverture, et un point de vue constant (donc un cadrage variable), la profondeur de champs augmente quand la focale diminue.

Qu'est-ce que l'hyperfocale ?
L'hyperfocale est la distance de mise au point minimale telle qu'un objet à l'infini soit net. En mettant au point à l'hyperfocale, on est net depuis la moitié de l'hyperfocale jusqu'à l'infini. C'est une technique très utilisée avec des grands angles qui permettent d'être net de 1 ou 2m à l'infini avec une ouverture raisonnable, pour du travail de journalisme (discrétion et rapidité) ou pour la fabrication des appareils sans mise au point. Mis à l'honneur par les Leicaïstes et leur foutu 35mm.

Comment calcule-t-on la profondeur de champ ?
Gros morceau, car chacun a sa formule, de plus on peut simplifier la formule dans le cas où la mise au point se fait à une distance relativement longue (en gros plusieurs fois la focale), bref on a des formules pour les photos classiques, d'autres pour des photos en macros. On peut aussi plus ou moins fixer des paramètres tels que le cercle de confusion. On peut aussi calculer juste la PdC ou bien calculer les deux plans de netteté. (Ouf)
Pour commencer en voilà une donnée par Philippe Ederle :

En macro, la pdc est donnée par la formule suivante:

PdC = [(G+1)(Ox2xe)]/G²

où: G = Grandissement, O = Ouverture réelle et e = cercle de confusion

L'ouverture réelle est donnée par la formule suivante:

O = N(G+1)

où: N = diaph affiché sur le boîtier ou la bague et G = Grandissement

En voilà une autre donnée par Dolphin :
1/ Calcul de l'hyperfocale H = f ² / k n H = Hyperfocale f = focale de l'objectif k = constante (0,033 pour le 24 x 36) n = diaph 2/ Calcul PPN - DPN D1 = H D / H - D D2 = H D / H + D H = Hyperfocale D= distance de mise au point
A4 - Vitesse
Qu'est-ce que la vitesse ?
La vitesse, ou plutôt le temps de pose, est le temps pendant lequel le négatif reçoit de la lumière.

Quels sont les différents types d'obturateur ?
Les obturateurs sont principalement de 2 sortes, les obturateurs centraux qui fonctionnent comme un iris, et découvrent la surface de l'objectif d'un seul coup. Ils sont relativement lents (pas plus de 1/500eme de seconde), mais permettent une synchro flash sur toutes leurs vitesses. Les obturateurs à rideaux ou à lamelles eux se déplacent latéralement ou verticalement devant le négatif.

Comment ça marche un obturateur à rideaux ?
Le temps de pose est déterminé par la largeur de la fente qui balaye le négatif pour les vitesses rapides. Pour les vitesses lentes, il y a ouverture totale puis fermeture. Avec les vitesses rapides, on ne peut pas habituellement utiliser de flash : seule une bande verticale ou horizontale (suivant le sens du rideau) serait illuminée. (Certains flashes [par exemple les Canon EX] utilisent une technique d'éclairs multiples pour venir à bout de ce handicap).

L'effet Schwartzschild
L'effet Schwartzschild ou non réciprocité, se traduit par des modifications d'expositions aux vitesses très lentes et très rapides.
Pour les vitesses normales (entre 1/2 s et 1/1000s) on a l'équivalence : ouvrir d'un diaphragme compense une vitesse deux fois plus lente. On appelle ça la réciprocité. Aux vitesses extrêmes ça ne marche plus pareil, et il faut considérer des exposition plus importantes que la loi de réciprocité indique. Ces corrections dépendent des films, et les zones de réciprocité ont tendance à être de plus en plus importantes avec les films modernes. Les corrections sont fournies par les constructeurs, rarement sur la doc grand public, il faut aller chercher les docs techniques, la plupart sont sur le web.

J'inclus ici une explication de Pierre Pallier qui si elle est cocasse n'en est pas moins plutôt correcte.

Maudit soit-Il, schwartzschild. Voici donc un descriptif, jus de crâne tiré
de lectures diverses.

Le but ultime de la cohorte de photons frappant notre film, c'est de
pénétrer des cristaux composés en grande partie d'argent, et de chasser
quelques électrons de l'orbite douillette où ils feignassaient, les
bougres. Ces électrons, furieux d'être ainsi dérangés, se regroupent sur
une partie de chaque cristal et là ils manifestent comme des anti-pacs...
A partir de ce moment, 2 solutions :
1/ Les électrons décident de faire une occupation définitive du lieu où ils
se sont retrouvés pour manifester, et dans ce cas l'image latente sera
stable (on pourra compter éventuellement quelques défections, mais
ultra-minoritaires), et le développement de l'image pourra se faire
normalement.
2/ Les électrons, finalement pas si en colère que ça, décident d'un commun
accord de réintégrer les atomes dont ils avaient été chassés. Presque tout
le monde rentre chez soi, et l'image latente n'apparait pas. C'est parce
que les photons n'étaient pas assez nombreux, et pas assez musclés...

Le niveau de colère des électrons dépend donc directement des facteurs
"nombre" et "puissance" des photons. Autrement dit, moins y'a de lumière,
plus il en faut...
Là où ça se corse, c'est que chaque type de film a son "seuil de colère",
et rares sont les indications de corrections de temps de pose. En gros, au
delà de quelques secondes, il faut multiplier les temps entre 1,5 et 2
fois...

Et, une fois pour toute, les cellules donnant des couplages au delà de
quelques secondes disent n'importe quoi ! Elles ne tiennent absolument pas
compte de Schwartzschild... Donc c'est du pipeau !

A5 - Formats
Quel est le format idéal ?
Il n'y a pas de format idéal. Les canons de l'art enseignent le nombre d'or, 1.618. Suivant les pays on se rapproche du rapport 2/3 ou du rapport 4/5.

Quels sont les formats le plus utilisés ?
Le format le plus utilisé est surement le 35mm (24x36mm) les autres formats sont : Moyen format : 4,5x6 6x6 6x7 6x9 Grand format : 9x12 4"x5" 5"x8" 8"x10" Petit format : 110, APS * je n'ai pas les tailles *

Qu'est-ce que c'est que tous ces noms de formats ?
Le plus simple à comprendre, c'est le 35mm. En France, on l'appelle souvent 24x36.
En fait, 35mm, c'est la largeur du film.
C'est la même explication pour les formats cinéma 8mm et 16mm.
On trouve également souvent des noms tels que 135, 120 ou 220.
Là, rien à voir avec une quelconque dimension. Michel Lo nous explique :

--debut citation--
En fait, il n'y a pas de relation entre le numéro et la taille. Il s'agit d
'une numérotation de format faite par Kodak.

Kodak a commencé à fabriquer et vendre des films en 1889 avec la Kodak N°2
qui utilisait non plus des plaques, mais des films en rouleaux.

Au fur et à mesure des fabrications de nouveaux appareils et surtout d'optiques
qui donnaient sur le film des images de plus ou moins grande taille, il est apparu
qu'il fallait (pour que les photographes s'y retrouvent) numéroter les films pour
identifier la taille du rouleau et le format de l'image qu'on mettait dessus.

La numérotation a commencé à 101 par la Bullet N°2 en 1895.

Mais la numérotation n'était pas indiquée au public, et elle n'est apparue sur
les catalogues de prix qu'en 1913 avec le numéro 130. Pour la petite histoire, ce
format 130 était un format 2 pouces 7/8 par 4 pouces 7/8 pour la Kodak n°2C

Le 120 existait donc déjà avant qu'on en parle sous la numérotation de Kodak.

Note : les formats 106 à 114 étaient des formats de pellicule en cartouches pour
pouvoir être chargés dans des appareils mixtes (films en rouleau et plaques).

Cette numérotation séquentielle a été abandonnée en 1931 avec l'apparition de deux
nouveau formats similaires au 120 et au 116, mais avec un moyeu de rouleur plus
fin pour des appareils plus compacts. Ces nouveau formats on été appelés 620 et 616
pour les distinguer des 120 et 116, car ils avaient 6 photos sur chaque rouleau.
Mais comme tous ces films (120, 116, 620 et 616) sont passés à 8 images à peine la
série 6 créée, ce n'était pas la peine !

Le 220 a été introduit en 1965. Contrairement au 120, il n'a pas un papier tout
au long du film,mais seulement au début, ce qui fait que la longueur du film est
double du 120.

Le 135 a une histoire un peu différente : il a pour origine le film n°35 qui était
un 35mm non perforé pour le N°00 Cartridge Premo lancé en 1916. Lorsque le 35mm en
cartouche a été lancé en 1934 pour la Kodak Retina, il a pris le numéro non séquentiel
135. Ce film pouvait à l'époque être aussi utilise par les Contax et Leica, mais les
versions 135 à chargement en lumière normale pour ces deux appareils étaient les 235
et 435.

En 52, le 335 est sorti pour les appareils photo stéréoscopiques avec 20 paires de
photos possibles.

En 63, le format 126 avait été abandonné, et le format instamatic kodak a repris
ce numéro.

En 72, pour le Pocket Instamatic, ils ont choisi un nouveau numéro, et ont aussi
repris un numéro qui n'exitait plus, le 110, parce qu'il fallait un numéro plus petit
que le 126 et parce que "one-ten" était facile à dire et à retenir ....

Le dernier numéro a été celui de l'APS qui est 240 (1996)

Les formats des différents numéros de films sont normalisé internationalement par
l'ISO au sein de la commission TC-42
Le format du 120 et 200 est défini par la norme ISO 732:2000
Le format du 135 est défini par la norme ISO 1007:2000

--fin citation--
Bref, à retenir :
- 135 = 35mm - 24x36
- 120 = moyen format (6x6, 6x9, ...), films de 12 vues
- 220 = moyen format (6x6, 6x9, ...), films plus longs (dos différent)

Quels sont les avantages des différents formats ?
Plus le format est grand, plus le boîtier est grand, plus la focale des objectifs est longue, plus le nombre de points par image est grand. Plus le format est petit, plus le boitier est petit, plus la focale des objectif est courte, plus le nombre de points par image est faible.

Quid de l'APS ?
L'APS offrant une surface de pellicule plus petite que le 35mm, on ne pourra jamais l'agrandir autant. L'avantage est la possibilité d'inscrire des informations sur la pellicule qui devraient être exploitées par les tireuses (ce qui n'est pas encore toujours le cas) et les boîtiers (rechargement de la pellicule). Les 3 formats proposés ne sont que du recadrage, et peuvent êtres simulés aisément avec du 35mm. Vu que la focale des objectifs est plus courte on devrait avoir des zoom avec des amplitudes plus grandes.
Si le prix des photos avaient été similaire au 35mm l'APS aurait été une bonne chose pour tous les gens qui n'agrandissent pas trop, et qui ne veulent pas s'embêter à charger leur appareil. Une autre solution intéressante aurait été de garder un format 24x36, et d'ajouter la piste magnétique.
Les soi disants progrès des pellicules pour l'APS permettant d'avoir une définition similaire au 35mm ont été reportés au 35mm, et l'écart en terme de nombre de points reste donc identique.
De plus, on assiste en ce moment à une désaffection des constructeurs envers le format APS, suite à la poussée du numérique entre autres.

Quels sont les formats morts ? 101, 103, 116, 616, 118, 122, 124, 130, 828.

La suite... Le début...


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